Convergence des inventaires Cloud vers un référentiel unique
Les inventaires de machines virtuelles (VM) de l'opérateur étaient répartis entre plusieurs outils historiques, hérités de rachats successifs, sans vision unifiée de l'infrastructure : chaque source avait ses propres formats et ses propres lacunes. Avant toute consolidation technique, l'enjeu était d'abord métier : déterminer quelles données comptaient réellement.
Plutôt que de tout reprendre, nous avons retenu une approche sélective : partir des données réellement utiles aux métiers, puis les rassembler dans un puits de données consolidé. L'ensemble du traitement est orchestré depuis un point d'entrée unique (du contrôle des sources à l'intégration vers l'ITSM) sur une plateforme dédiée.
Le contrôle des sources constitue la première étape. Pour chaque fichier attendu, la plateforme vérifie sa disponibilité, son format et sa conformité, et conserve une trace datée de chaque contrôle. Une donnée absente ou mal formée est écartée en amont, avant qu'elle ne se propage dans le reste de la chaîne.
La consolidation se déroule ensuite par étapes explicites plutôt qu'en une seule opération opaque. Chaque tâche est ordonnée, tracée et rejouable, rattachée à une exécution (run) dont le statut reste connu à tout moment : ce qui permet, en cas d'anomalie, de reprendre précisément là où elle est survenue.
La qualité de la donnée n'est pas un contrôle de fin de parcours : elle est traitée comme un processus à part entière. Aucune exécution n'est promue sans avoir été relue puis explicitement validée, ou refusée. L'automatisation n'écarte pas le jugement humain ; elle le rend traçable.
À terme, une collecte directe auprès des VM et des hyperviseurs fiabilisera la donnée à la source. L'inventaire cesse alors d'être une photographie vite périmée pour devenir un référentiel tenu à jour, aligné sur l'infrastructure réelle.